cinepax

14 février 2020

SERVICE NATIONAL UNIVERSEL 5

Pétition NON au SNU ( Service National Universel )

Le recrutement de 30 000 jeunes " appelés" pour le SNU ( Service National Universel) en 2020 est lancé à grand renfort de propagande par les ministères de l'Education National et des Armées.  

Le Collectif NON au SNU réagit avec cette pétition destinée à toucher non seulement des jeunes mais aussi leurs parents et leurs enseignants. Nous vous remercions de la signer et de la faire signer.

http://chng.it/bMQStVNh

Pétition image

 

Réunion invitation jpeg

Posté par bbernard à 18:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]


11 février 2020

NON VIOLENCE XXI

 NON VIOLENCE XXI avec Txetx Etcheverry et José Bové. Emission SI VIS PACEM, radio libertaire, 20 février 2020. Animation: Bernard Baissat

 

Posté par bbernard à 12:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

14 janvier 2020

GAZA, OLIVIER PIRONET

  Gaza: état des lieux, enjeux internationaux", conférence du journaliste du Monde Diplomatisue: Olivier Pironet. Café Diplo Sorbonne, 22 octobre 2019. Emission Si Vis Pacem, radio libertaire, 23 janvier 2020,. Animation Bernard Baissat

 

Posté par bbernard à 08:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 janvier 2020

SERVICE NATIONAL UNIVERSEL 4

SNU : 30 000 "appelés" en 2020

 

30 000 jeunes mineurs volontaires seront "appelés" – ce terme de triste mémoire est maintenant utilisé dans le langage officiel – en 2020 pour faire leur Service national universel (SNU). L'objectif du recrutement a été assigné à Patrice Latron, ancien préfet de l'Yonne, nommé le 11 décembre 2019, à l'issue du Conseil des ministres. Il s'occupe, depuis le 6 janvier 2020, du déploiement du SNU dans tous les départements français. Qui est Patrice Latron ? Diplômé de l'école militaire de Saint-Cyr, il a été affecté à plusieurs régiments de Chasseurs parachutistes avant de devenir l'aide de camp d'Édouard Balladur puis d'Alain Juppé. En 2015, il a été directeur de cabinet du préfet de police de Paris. En 2020, il coordonne les instructions données aux préfets et aux recteurs d'académie pour le recrutement des jeunes "recrues".

patrice_latron-3221083

 Le recrutement a commencé

Passer d'un recrutement de 2 000 volontaires en 2019 à 30 000 en 2020 demande une importante organisation de la propagande. Des instructions ont été données par l'intermédiaire des préfectures et des académies de l'Éducation nationale pour sensibiliser les élèves de troisième et les membres d'associations aux "bienfaits" du SNU.

Des enseignants ont déjà accepté de faire la promotion du SNU. Le journal Le Télégramme nous apprend que Martine Guillaume, professeur d'histoire-géographie en charge de l'EMC au collège Jacques-Prévertde Guingamp, a organisé en décembre 2019, une conférence avec 120 élèves de troisième sur le Service national universel et l'engagement bénévole à l’armée.

Dans le département des Alpes de Haute-Provence, cher au ministre Castaner, des réunions d'informations ont été organisées dans plusieurs villes sous la responsabilité du préfet Olivier Jacob et du directeur académique des services de l'Éducation nationale Frédéric Gilardot. CarolineGAZELE, Inspectrice Jeunesse et Sport à la DDCSPP (Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations) des Alpes de Haute-Provence, précise : « Le comité de pilotage, présidé par le Préfet, a permis de préparer l’organisation des séjours de cohésion qui se dérouleront en juin 2020 (phase 1 du SNU), au cours desquels 300 jeunes résidant dans d’autres départements seront accueillis à Seyne-les-Alpes. Les échanges ont également engagé une réflexion sur les modalités de participation d’une cinquantaine de jeunes bas-alpins aux missions d’intérêt général (phase 2 du SNU). Afin d’assurer la bonne organisation de ce dispositif et la mobilisation de tous les acteurs de terrain concernés, des réunions d’information et de présentation sont programmées dans chaque arrondissement. ».

Les 13 préfets de département de la région Occitanie étaient à Narbonne (Aude) le 19 décembre 2019, en compagnie du préfet de région, Étienne Guyot. Ils ont échangé sur le Service National Universel. Benoît Houssay, officier général de la zone de défense de sécurité Sud, et le colonel Jacques Duffour, de la délégation nationale, se sont joints au débat avec l’État-major régional. Le comité de pilotage du service national universel a été au centre des discussions. Cette réunion a validé le schéma de déploiement des séjours de cohésion sociale pour toute cette région.

Au centre Horizon 3 000 de Tence (Haute-Loire) seront accueillis, du 22 juin au 3 juillet 2020, 200 jeunes venus de toute la France. Un chef de centre, ancien directeur de MJC et ancien militaire (sic), a été recruté. Il s'agit encore d’embaucher 30-40 encadrants. « C'est un peu une aventure », convient le préfet Nicolas de Maistre qui vient de dévoiler les contours de ce SNU. À partir de janvier 2020, une communication sera faite dans les établissements scolaires et auprès des organismes accueillant des jeunes comme les missions locales.

Les Ariégeois âgés de 15 ou 16 ans vont aussi pouvoir se faire connaître auprès de leur établissement scolaire, à partir du 6 janvier 2020, pour participer au Service National Universel (d’après une annonce du journal La Dépêche). « C’est une grande aventure, ça n’a encore jamais été fait », se réjouit d’avance la préfète de l’Ariège, Chantal Mauchet. Le journaliste précise : « Version XXIe siècle de l’ancien service militaire, le SNU s’adresse aux jeunes âgés de 15 à 16 ans ayant l’envie de s’engager au service des valeurs de la république. »

À Toulon, la table ronde « La fabrique de la Défense : engagement et citoyenneté » s'est tenue le 10 janvier 2020, en présence du colonel Alexandre Malo, commandant de la gendarmerie départementale du Var, du vice-amiral d'escadre Laurent Isnard et de Mme Émilie GUEREL – Députée du Var et Contributeur au Service National Universel, pour : « promouvoir l’esprit de Défense, renforcer le lien Armées-Nation et faire émerger une culture stratégique européenne », selon la déclaration de la Ministre des Armées à l’occasion de l’Université de la Défense.

 

Capture d’écran 2019-10-15 à 06

Les réactions s'organisent

À l’issue de la première expérimentation en conditions réelles du SNU, l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) a publié une évaluation. Ce rapport note que l'émergence d'une "culture SNU" a pu être observée, mais que les jeunes et les encadrants ont parfois exprimé le sentiment d'une mise en avant de l'aspect militaire. Cette impression peut être due à certains rituels empruntés au monde militaire. En outre, parmi les jeunes volontaires, 31 % déclarent que l'un de leurs parents travaille ou a déjà travaillé pour l'armée (contre 1,3 % dans la population française).

Le 1er octobre 2019 une nouvelle réunion du Collectif NON au SNU s'est tenue dans les locaux parisiens du syndicat Solidaires. Des visuels, dessinés par Guy, et des textes ont été retenus pour l'impression de tracts. D'autres propositions sont arrivées au mois de décembre de différents syndicats et différentes villes de province. Des réunions se sont tenues aussi à Lyon, Nantes ou Toulouse.

Le 20 novembre 2019, le Syndicat national des personnels de la jeunesse et des sports CGT a publié un communiqué. Il affirme son « opposition ferme et entière à la mise en œuvre du SNU ». L'Intersyndicale contre la précarité étudiante a demandé la suppression du SNU et une revalorisation de 20 % des bourses étudiantes.

En décembre 2019, la 4ACG (Association des anciens appelés en Algérie et leurs ami.e.s contre la guerre) a lancé un appel à la jeunesse pour refuser le SNU. Marlène Tuininga, au cours d'une réunion d'Attac Paris, dénonce « la militarisation des jeunes, le nationalisme menaçant et la violation de la liberté de conscience » (le SNU n’autorise pas l’objection de conscience).

Dans son numéro de décembre 2019 la revue Émancipation syndicale et pédagogique a publié un article très documenté de l'historien Patrick Jade : " Qu'est-ce que le SNU ?".

Les journaux La Forge et Silence ont fait paraître aussi des articles qui dénoncent l'endoctrinement des jeunes.

Le 16 décembre 2019, l'Union pacifiste a organisé avec Bernard Baissat, une projection-débat à la SCAM (Société des auteurs) à Paris avec le document audio-visuel « SNU, embrigadement des jeunes ? » Les difficiles conditions de circulation n'ont pas permis de réunir toutes les personnes invitées, mais celles qui étaient présentes ont été satisfaites de découvrir des aspects du SNU qu'elles ne connaissaient pas. Elles ont pu aussi faire des propositions pour développer une information militante plus large contre le SNU. Après cette séance l'Union pacifiste a reçu des demandes d'utilisation du document audio-visuel pour des réunions : le mercredi 28 février une rencontre est programmée à la librairie Publico, à Paris. Le vendredi 20 mars une projection-débat est programmée à Beauvais. D'autres réunions se tiendront à Lyon, Marseille, Nantes....

Afin d’informer au mieux les futurs "appelés", leurs parents et leurs enseignants sur les risques du SNU, nous avons besoin de relais dans la presse écrite et audio-visuelle ainsi que dans les réseaux sociaux. L'Union pacifiste a une page Facebook sur laquelle elle tient une revue de presse et souhaite obtenir de concours de jeunes internautes pour développer une information sur Twitter, Instagram et Youtube.

Nous pouvons déjà signaler sur la chaîne Youtube de Bric-À-Brac de Brieux une analyse très critique du SNU, déjà vue par plusieurs milliers d'internautes.

Nous avons aussi contacté l'historienne Manon Bril, qui a reçu le prix vidéaste de la SCAM pour sa chaîne « C'est une autre histoire ». Très suivie par un public jeune, elle traite de sujets historiques et sociaux avec une présentation de grande qualité. Manon Bril est intéressée par le sujet du SNU et pourra peut-être un jour nous aider à mettre en scène notre opposition collective au SNU.

En janvier 2020, le Journal de Saône et Loire annonce qu'une session du SNU se tiendra à Autun, du 22 juin au 3 juillet, et fait un sondage auprès de ses lecteurs : pour ou contre le SNU. Sur un total de 3 386 avis, 70 % sont pour le SNU et 21 % contre. Nous saluons les opposants au SNU et nous allons essayer de faire grossir leur nombre.

Nous pensons organiser bientôt à Paris une grande réunion publique et participer, avec des membres du Collectif NON au SNU aux rencontres qui seront organisées dans d'autres lieux en France. Les associations, les syndicats, les mouvements de jeunesse qui souhaitent adhérer au Collectif peuvent le faire en écrivant à non Snu : <nonsnu-request@lists.riseup.net>.

Prochaine réunion du collectif : le mercredi 29 janvier à 18 h 30 au syndicat Solidaires.

La propagande du gouvernement a commencé dès le début de l'année, la résistance doit être la plus efficace possible.

Capture d’écran 2019-10-15 à 06

 

Posté par bbernard à 21:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 novembre 2019

NON AU SNU

 

NON AU SNU ( Service national universel). Avec Gilles Rouby et Régis Forgeot. Emission SI VIS PACEM du 21/11/2019. Animation Bernard Baissat

 NON AU SNU

Posté par bbernard à 13:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


20 octobre 2019

IRAN, THIERRY COVILLE

 Thierry Coville présente son libre " IRAN, la révolution invisible" et parle de l'actualité. Emission SI VIS PACEM de l'Union pacifiste sur radio libertaire, 17/10/2019. Animation: Bernard Baissat 

IRAN Thierry Coville

Posté par bbernard à 14:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 septembre 2019

JACQUES GAILLOT

 

JACQUES GAILLOT, " Lettre ouverte à ceux qui prêchent la guerre et la font faire aux autres" Emission Si Vis Pacem, radio libertaire, 19/09/2019. Animation: Bernard Baissat

 Jacques Gaillot

Posté par bbernard à 18:31 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 août 2019

L'ANTIMILITARISME EN FRANCE

 Colloque à la Sorbonne: " L'antimilitarisme en France" avec les historiens Eric Fournier et Arnaud Dominique Houte. Rencontre du Collectif Ni guerre ni état de guerre: "L'armée française en Afrique" avec l'historienne Marielle Debos. Emission SI VIS PACEM, radio libertaire, 15 août 2019, Animation: Bernard Baissat

 

Posté par bbernard à 18:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 août 2019

SERVICE NATIONAL UNIVERSEL 3

SNU : Un service aux accents militaires

 

Capture d’écran 2019-07-06 à 07

Capture d’écran 2019-07-13 à 21

 

 Quand les jeunes dérangent le gouvernement, le pouvoir sait les mater :

- 6 décembre 2018, Mantes-la Jolie : des dizaines d’élèves à genoux, les mains croisées derrière la tête, sous la surveillance de policiers casqués, armés de matraques, de boucliers et qui se moquent d’eux.

SNU lycéens

- 21 juin 2019, Nantes, Fête de la Musique : des jeunes qui dansent et s’amusent sont gazés et matraqués par les CRS. Plusieurs tombent dans la Loire. Le jeune Steve est retrouvé noyé.

Steve

- 28 juin 2019, Paris, Pont Sully : 300 activistes non violents, plutôt jeunes, qui dénoncent l’inaction de l’État face au dérèglement climatique reçoivent du gaz lacrymogène dans les yeux, des coups de matraques et sont injuriés.

SNU écolos

Dresser et soumettre ces jeunes pleins de vie, parfois rebelles, avec des méthodes militaires, est-ce l’objectif du SNU ? L’histoire nous enseigne que les régimes autoritaires ont toujours tenté de manipuler les jeunes pour les formater.

 La mise en scène militaire du SNU

Capture d’écran 2019-07-13 à 21

Du 16 au 28 juin 2019, 2 000 adolescents volontaires ont suivi « la phase de cohésion » du SNU dans 13 établissements scolaires de France. Les images transmises par la communication du pouvoir, et largement reprises par les médias, ont montré des jeunes filles et garçons sagement alignés, en formation militaire, dans une cour d’école. Uniformisés grâce à leur tenue, ils lèvent le drapeau et chantent la Marseillaise. Malgré l’élément de langage : « Ceci n’est pas un service militaire », les images trahissent les intentions du gouvernement. Il s’agit bien d’encadrer les jeunes et de les faire rentrer dans le rang pour les préparer au service militaire.

La discipline imposée à des jeunes encore fragiles, par des tuteurs formés dans des casernes, a provoqué, dès le deuxième jour, un couac filmé par la télévision : exposés sous un soleil de plomb pendant plusieurs heures pour assister à une cérémonie du 18 juin à Évreux, plusieurs adolescents ont fait des malaises et ont dû être sortis du rang sous l’œil des caméras.

À l’issue de cette première partie du SNU, de volontaires ont témoigné. Paris Normandie raconte le séjour de jeunes de l’Eure, qui ont été affectés en Guyane : « Nous avons dormi une nuit en forêt, dans les conditions d’une mission militaire, c’est-à-dire dans un hamac et avec des rations de combat… Ils nous ont fait passer notre Journée défense et citoyenneté (JDC) et Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, est venu nous rendre visite pendant trois jours… Toute l’armée est venue se présenter : terre, air, mer. Nous avons vu des sapeurs-pompiers, des gendarmes, la police et la protection civile. Et nous sommes allés voir les légionnaires… L’expérimentation était encadrée par des militaires, des retraités de cette profession, des gendarmes, des policiers, des personnes de l’Éducation nationale. La discipline était donc de rigueur. »

Europe 1 a suivi la session à Artigues (Hautes-Pyrénées) : « Un jeune a été exclu pour s'être battu. Trois autres ont subi la même sanction dans les autres départements-test. Les jeunes qui sont là ont signé un règlement intérieur, où pendant deux semaines ils s’engageaient à ne pas toucher à leur téléphone portable, ni à fumer, souligne une encadrante. Un jeune qui n'est pas prêt à un règlement comme celui-ci, il faudra envisager un autre moyen... Si ça devient obligatoire, il y aura des gens qui ne seront pas contents, qui viendront pour foutre la merde ! renchérit un participant convaincu. Alors que nous on est volontaires, on a envie de faire ça. On vient dans une optique d'être calmes et respectueux. »

France Info a interrogé une volontaire du Val d’Oise et un encadrant qui raconte un incident survenu pendant le SNU : les encadrants « ont fait une soirée et ils ont réveillé tout le monde avec une alarme incendie. Ils ont jeté des fumigènes et ont simulé une fusillade. Un tuteur précise que plusieurs jeunes ont perdu connaissance, d'autres ont fait des malaises et crises de panique. Selon une volontaire, une fille de sa chambre a même fait une crise d'épilepsie. Les jeunes auraient aussi subi de petites humiliations d'un cadre particulier : Il faisait peur à tout le monde ! affirme un volontaire. »

Dans un article d’Alternatives économiques le journaliste conclut : « À l'évidence, le caractère militaire est affirmé : organisation du temps, encadrement, vocabulaire, uniforme… »

 Les dénonciations du SNU

SNU UP Woznaik JPEG 3 Mo -

L’Union pacifiste a pris une position claire contre le SNU. Dès le mois de mars 2019, un communiqué qui dénonce la militarisation de la jeunesse est publié. Des associations de lycéens et d’étudiants ainsi que laLibre Pensée ont aussi affirmé leur opposition au SNU. Au mois de mai 2019, une trentaine de représentants d’associations, de syndicats et de mouvements de jeunesse se sont réunis pour préparer la constitution d’un collectif « NON au SNU ! » Lors de son congrès du 29 juin, l’Union pacifiste a publié un nouveau communiqué.

Capture d’écran 2019-06-26 à 08

Après la première phase du SNU l’Union pacifiste a recensé et archivé sur sa page Facebook de nouvelles réactions :

« Le caractère très militarisé et l'idée que le SNU devienne obligatoire ne laissent présager rien de bien. L'engagement ne se décrète pas, ne s'impose pas ! » écrit Olivier Blanc, dans la Lettre d’informations pour l’éducation à l’environnement.

« Pour faire connaître la vie en collectivité et ses règles, les valeurs de la République, le civisme, nul besoin de passer par les codes militaires ou l'aboiement de pseudo-caporaux-chefs en mal d'autoritarisme» précisent Rodrigo Arenas et Carla Dugault, co-présidents de la FCPE, dans Le Journal du Dimanche. Ils ajoutent : « Au lieu du service militaire "light", la FCPE propose que chaque enfant puisse bénéficier gratuitement, comme c'est le cas pour le SNU, d'une classe de découverte ou d'une colonie de vacances. »

La journaliste Louise Tourret déclare sur le site Slate.fr : « Cette mise en scène ne correspond pas à l'éducation que je souhaite pour mes enfants. » Elle réclame un droit d'objection de conscience parental. Elle précise : « Tout ce qui transpire de ce SNU tourne le dos à ce que nous a appris l'éducation depuis plus d'un siècle : penser par soi-même et collaborer. »

Le syndicat Sgen-cfdt communique : « Dans les préfigurations de la première phase en internat, le SNU se révèle trop proche d’un modèle militaire et risque de s’avérer inefficace voire contre productif par rapport aux objectifs affichés. »

Sur la page Facebook de l’Union pacifiste est réclamé par S. : « Un droit FAMILIAL à l'objection de conscience ! » Il ajoute : « Et s'il faut tout recommencer, à nouveau être dans l'illégalité pour combattre cette merde qu'est le SNU, comme on a combattu le Service National Obligatoire, alors nous le serons ! Mes enfants n'iront pas ! ». 

C. précise : « Réveiller les nationalismes, les consciences militaires... C'était le chemin pris par la France avant la Première Guerre mondiale. »

Au cours de son 78e Congrès à Amiens, en juin 2019, la Fédération anarchiste publie une motion : « NON, le Service national universel ne passera pas ! »

Si cette année le gouvernement a pu convaincre 2 000 adolescents volontaires pour participer au SNU, il a l’intention d’en recruter 40 000 l’année prochaine. Alors pour contrer des réactions négatives le pouvoir accentue sa propagande.

 La grande manipulation des jeunes

Le gouvernement ne lésine pas sur les moyens de propagande pour faire la promotion du SNU. Pendant la phase pilote la chaîne de télévision LCP et le compte Instagram de France Télévision ont été réquisitionnés pour diffuser le programme « Mon SNU » dans lequel de jeunes volontaires racontent au jour le jour leur expérience, toujours positive, naturellement !

capturedcran2019071816

Les journalistes de la presse locale, écrite et audiovisuelle, ont été invités à rendre compte des multiples visites de Gabriel Attal, accompagné des autorités territoriales et militaires, dans les différents lieux où les jeunes du SNU pratiquent des activités. Les images du grand drapeau tricolore, déployé par les jeunes du SNU dans la parade militaire du 14 Juillet 2019, complètent le tableau de la stratégie de communication dirigée par le pouvoir.

De plus, le gouvernement a passé commande à des « influenceurs » sur les réseaux sociaux, pour renforcer la publicité du SNU : à Enzotaistoi, un million d’abonnés sur Youtube, à SundyJules, un million d’abonnés sur Instagram et à TiboinShape, six millions d’abonnés sur Youtube. Ils ont été payés pour s’adresser aux jeunes connectés. Mais cette fois la propagande a dérapé.

Capture d’écran 2019-07-02 à 10

En effet, la vidéo du musculeux youtubeur TiboinShape, Thibaud Delapart, de son vrai nom, intitulé Je fais le nouveau service militaire ? (sic), a provoqué des réactions négatives. Habitué des vidéos en immersion au sein de la police, des gardiens de prison et de l’armée, Tibo a été invité par Gabriel Attal en Guyane, pour faire un reportage sur les jeunes venus de Métropole et plongés dans la « jungle ». Tee-shirt blanc siglé SNU sur les épaules, il expose, durant 24 minutes, son expérience au sein d’une compagnie de volontaires : parcours du combattant dans la boue, rencontre avec des animaux exotiques et dangereux, dodo dans la jungle dans des hamacs, interviews avec des participants fans de ses vidéos, des encadrants et même de Gabriel Attal en décor naturel qui déclare à l’adresse des internautes : « On compte sur vous pour vous porter candidat. ». Tibo enthousiaste conclut : « C’était super cool, c’est que du positif ! »

La mise en ligne de cette vidéo, le 12 juillet 2019, provoque des réactions amusantes :

  • Nina : « T’as pas honte de jouer avec la naïveté de ton jeune public ? »
  • Jérémy : « alors les 20 000 € du ministère de la Justice pour ta vidéo c'est pas mal ? »
  • Brogan : « Tibo tes viewers sont typiquement la cible du gouvernement avec le snu. Il aurait été de bon ton d’éviter de faire de la politique auprès d un public non politisé et influençable… »
  • Stony : « Des influenceurs payés pour rameuter leurs communautés à la cause de l'État, si ça c'est pas du bourrage de crâne ! »
  • Eytan : « En fait tu nous le vends comme si c'était du rêve ! Tu aurais pu dire que tu avais été acheté pour faire cette vidéo ! ! »
  • Samuel : « Que Macron commence par faire son service militaire lui qui ne l'a jamais fait. »
  • Horusisonne : « Macron paye cette chaîne pour vous enfumer... Manipuler les jeunes abonnés, quelle honte ! »

Un journaliste de Télérama fait remarquer que ce partenariat fait l’objet d’une rémunération qui n’est signalée nulle part comme la loi l’exige. « Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un [site], doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée »

Cette propagande rappelle le slogan de l’armée : « Engagez-vous, rengagez-vous… »

 Le piège tendu aux associations

Pour faire accepter le SNU par le plus grand nombre, Gabriel Attal a besoin des associations. Souvent en difficultés financières celles-ci pensent pourvoir profiter du SNU pour se refaire une santé. Sans prendre en compte le véritable objectif du SNU et sans trop se soucier de l’avenir des adolescents dont ils ont la charge, les présidents d’une vingtaine d’associations ont signé dès le 4 juin des conventions de partenariat avec le secrétaire d’État.

B. Girard en publie la liste sur son blog de Médiapart. On note parmi celles-ci: La ligue de l’enseignement, l’UCPA, la Fédération Léo Lagrange, France Télévision…

On apprend en juillet que le HCVA (Haut Conseil à la vie associative) déclare qu'à ses yeux « les associations auront une mission importante à développer auprès des jeunes durant la période obligatoire du Service national universel. »

La LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) a signé une convention de participation au SNU avec le ministère de l’Éducation nationale et de la jeunesse et celui de la Transition écologique et solidaire.

Les Scouts et Guides de France ont accueilli Gabriel Attal à leur « jamboree » qui a réuni 20 000 jeunes. Marie Mullet-Abrassart, présidente de l’association, déclare à Libération : « Avec notre connaissance des méthodes éducatives responsabilisantes et de l’engagement, nous avons quelque chose à apporter. Et nous serions heureux de le faire.»

Par contre Maud déclare sur la page Facebook de l’UP : « Je suis contre le SNU, du fait de l'aspect militarisation effectivement, et surtout à cause de la notion d'engagement obligatoire. Nous essayons de porter cette position dans mon association, qui n'a pas pris position officiellement encore. »

Face à la propagande massive du gouvernement les forces d’opposition sont encore insuffisantes. Nous avons donc besoin de toutes les bonnes volontés pour dire NON au SNU ! Avec le journal, la radio, notre site, notre page Facebook… nous tiendrons nos ami.e.s informés des propositions d’actions que nous avons l’intention d’entreprendre dès l’automne.

 

 

Posté par bbernard à 09:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 juillet 2019

MATHIAS DELORI

MATHIAS DELORI Conférence-débat " Les guerres occidentales solution ou causes du " terrorisme" ? Présentation: Ludivine Bantigny Emission Si Vis Pacem radio libertaire 18 juillet 2019 Animation: Bernard Baissat
Plus

 

Posté par bbernard à 18:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]