Emission SI VIS PACEM, Radio Libertaire

31 janvier 2013

Durée 1 heure 20 minutes

 

Jean Giono, pacifiste 1



JEAN GIONO, pacifiste

Emission SI VIS PACEM, Radio Libertaire ,2013

Bernard

Quelques repères: 

Jean Giono naît à Manosque, le 30 mars 1895 dans une famille modeste.

Jean-Antoine Giono, son père est un cordonnier, libertaire, autodidacte. 

Fin 1914, Giono est mobilisé. 

En 1916, il participe aux combats de Verdun, du Chemin des Dames, du Mont Kemmel où il est légèrement gazé aux yeux. Il découvre l'horreur de la guerre, les massacres, un choc qui le marque pour le reste de sa vie. Il évoquera cette douloureuse expérience dans Le Grand troupeau, ainsi que dans ses écrits pacifistes des années 30.

 

1929:Grasset accepte "Colline".  Succès immédiat . Gide salue ce livre avec enthousiasme et va lui rendre visite à Manosque.

 

1934:  dans la revue EUROPE: REFUS D'OBEISSANCE

 

1935: Marche organisée par les Auberges de jeunesse vers le CONTADOUR  50 personnes. Idéal pacifiste, volonté anti-fasciste, sens de la terre et de ses "vraies richesses".

 

Giono signe le manifeste anti-fasciste.

 

1936: Jean Guéhenno lance le journal anti-fasciste VENDREDI. Giono y participe.

 

Rupture avec Jean Guéhenno et l'équipe de Vendredi. Giono refuse toute exception au principe de pacifisme intégral.

 

1938: LETTRES AUX PAYSANS SUR LA PAUVRETÉ ET LA PAIX

En guise de préface au "Carnet de Moleskine" de Lucien Jacques, 

Giono écrit: " Recherche de la pureté" 

 

2 septembre 1939 : Mobilisation générale. Giono et quelques camarades du Contadour vont coller sur les affiches de la mobilisation: NON.

3 septembre: déclaration de guerre.

 

Giono signe le tract de LOUIS LECOIN, PAIX IMMÉDIATE. 

 

14 sept. 1939:  Giono est arrêté à cause de ses écrits pacifistes. Il est incarcéré au fort Saint Nicolas à Marseille. 

 

29 août 1941: Giono publie DEUX CAVALIERS DANS L'ORAGE dans La Gerbe.

 

1943: un reportage photographique sur Giono parait dans Signal.

 

8 septembre 1944: Sous la pression du commissaire de la République pour la région sud-est Raymond Aubrac et malgré l'opposition d'André Camoin,communiste et président du Comité départemental de Libération, Giono, accusé de collaboration, est arrêté. Il est interné au camp Saint-Vincent les forts. Il y restera 5 mois.

 

9 septembre 1944: Giono est inscrit sur la liste noire du Comité National des écrivains et ne pourra rien publier avant 1947.

 

7 octobre 1944: dans LES LETTRES FRANCAISES, Tristan Tzara écrit un article sous le titre: " Un romancier de la lâcheté".

 

1946-1947: Giono voit venir à lui des militants pacifistes dont LOUIS LECOIN, qui ne lui tient pas rigueur de s'être laissé mobilisé en 1939. Il lui envoie son livre DE PRISON EN PRISON dédicacé.

 

1951. Amitié avec Bernard Buffet et son ami Pierre Bergé installés dans le bastidon de Giono. Buffet peint un portrait de Giono.

 

1958: Son nom figure dans le comité de parainage du SECOURS AUX OBJECTEURS, lancé par Louis LECOIN.

 

1961: Dans la revue L'ARC n°13, il proteste contre l'usine atomique de Cadarache.

Nuit 8/9 sept. 1970: Mort de Giono à Manosque